La classe, non ?
BERCK COUNTRY ROCK FESTIVAL
PAR FRÉDÉRIC VAILLANT
Qui n'a pas rêvé un jour d'allier l'utile à l'agréable au travail ? Catherine et Frantz Hagneré ont franchi le pas. Amateurs de country, ils vendent désormais chapeaux, chemises et accessoires lors des festivals.
« Le chapeau, c'est souvent le premier accessoire que les gens achètent », explique Frantz Hagneré en montrant différents styles de ces couvre-chefs typiques du Far-West.
Ceux dont le pli du haut est en triangle comme dans le Kansas ou ceux dont le pli marque une fente comme au Texas. « Il y a autant de chapeau que d'états », ajoute ce Berckois de 42 ans qui avec sa femme Catherine vendait des vêtements sur les marchés avant de se spécialiser en 2004 dans les fringues et accessoires country-western.
« Uniquement des importations des USA et d'Australie, précise-t-il. Une gamme un peu plus chère mais plus authentique. »
Frantz a découvert la musique country adolescent. Puis, il a suivi d'autres vagues musicales avant que le festival de Berck relance son intérêt. « Je préférais la danse, raconte Catherine. On s'est donc inscrit au club Phare West Line Dancers. » Au début Frantz ne dansait pas. « Je prenais les photos. Et puis j'ai appris une danse, puis une autre », témoigne celui qui est devenu depuis un des co-animateurs du club.
Tous les week-ends, le couple est sur la route. Une route 66 - c'est le nom de leur société - qui les mène dans toute la moitié nord de la France.
Aujourd'hui et demain, leur cargaison de chemises, chapeaux, boucles de ceinturons, « boloties » (ces lacets pour col de chemise) et autres bottes à franges n'auront pas beaucoup de kilomètres à parcourir. Catherine et Frantz ont hâte de retrouver leurs potes. Car à force de se croiser dans les bals et festivals, les vendeurs ont fini par former une petite communauté. Avec toujours cette ambiance très conviviale qui caractérise le monde de la country.
Mais à regarder de plus près la déco du salon de Catherine et Frantz qui évoque plus l'Asie et l'Afrique que les grands espaces américains, on se dit qu'il n'y aurait peut-être pas que la country dans leur vie. « Oui, rigolent-ils. C'est bien de faire de sa passion un métier mais en vacances on ne veut pas se rappeler le boulot. » Pour leur congés, ils iront avec leur sac à dos bien loin de la route 66. •
